Patrimoine

Les amoureux d’Histoire et de patrimoine trouveront leur bonheur à visiter l’agglomération

En 1655, Nicolas Fouquet, alors Surintendant des Finances du Roi Louis XIV charge l’architecte Le Vau, le peintre Charles Le Brun et le paysagiste André Le Nôtre de mettre en commun leur génie. Après cinq ans de dur labeur, Vaux-le-Vicomte est achevé.

Imaginés par Le Nôtre, les jardins de Vaux-le-Vicomte occupent un espace de quarante hectares. Dans ce vaste espace rythmé par des terrasses successives, Le Nôtre, dès cette première création, dispose les éléments de ses jardins : rinceaux de buis, bosquets, grottes, pelouses, eaux dormantes... Si le jardin de Vaux-le-Vicomte était le seul à subsister, il suffirait à faire comprendre les règles de l’art des jardins du Grand Siècle, les jardins "à la française".

Toutes les informations pratiques et la billetterie disponibles sur le Site de Vaux-le-Vicomte

A Dammarie-lès-Lys, les ruines de l’Abbaye du Lys prêtent à la rêverie. Cette abbaye cistercienne, fondée par la reine Blanche de Castille sur les terres du hameau de Dammarie, en 1244, fut l'une des plus importantes de l'Ordre de Citeaux.

L'abbaye fut pillée et en partie détruite en 1358 par des soudards navarrais, avant de subir plusieurs dizaines d'années de dégradations pendant la guerre de Cent Ans. Les Cisterciennes mirent près de deux siècles à la remettre entièrement en état.

Mal gérée tout au long du 18ème siècle, l’abbaye perdit progressivement son renom avant que la Révolution Française n'ait finalement raison du magnifique édifice. En 1792, après le départ des dernières religieuses, sa démolition fut ordonnée.

Des ruines classées monument historique

Du prestigieux patrimoine de l'abbaye, il ne reste plus aujourd'hui que le pavillon Chaussy, qui héberge le Centre des Musiques Didier Lockwood une partie du chœur et le transept de l'église. Classées monument historique depuis 1930, ses ruines sont, depuis, régulièrement restaurées et mises en valeur.

Pour avoir plus de renseignements sur les visites guidées de l’Abbaye, rendez-vous sur le site de Dammarie-lès-Lys

La Ville de Melun a vu défiler dans ses murs d'illustres personnages et dispose de nombreux édifices historiques qui font partie du patrimoine de la Communauté d'Agglomération.

Découvrir des sites prestigieux grâce à un parcours

L'Office de Tourisme de Melun Val de Seine  propose aux particuliers de découvrir les bâtiments religieux, monuments et espaces naturels à travers plusieurs parcours dans les villes de la Communauté d’Agglomération.

  • Quand ? Au moins un samedi par mois,
  • D'avril à octobre,

Comment participer au parcours ?

Après réservation à l’Office de Tourisme (par téléphone, par mail ou à l’accueil), rendez-vous à 13h45 avec le guide chargé de vous faire découvrir la commune devant l'Office de Tourisme de Melun Val de Seine ou à l’adresse indiquée lors de la réservation.

Des visites sont également organisées pour les groupes sur demande auprès de l’Office de Tourisme Melun Val de Seine (Musée de la gendarmerie nationale, château de Vaux-le-Vicomte…).

Pour toutes informations sur les tarifs, dates et pour réserver, rendez-vous sur le site de l’Office de Tourisme Melun Val de Seine

Longtemps, la lithophanie et la faïence ont fait la réputation de Rubelles. Un patrimoine à découvrir.

La faïence, riche en couleurs

L'histoire de cette technique débuta le 29 avril 1827, lorsque le baron Paul Charles de Bourgoing obtint le brevet de la lithophanie.

Dès lors, en collaboration avec le baron du Tremblay, propriétaire d'une grande partie de la commune de Rubelles, il débuta l'exploitation de cette technique qui permet de révéler les couleurs de la faïence.

Quinze ans plus tard, il obtenait le brevet de l'émail ombrant et donnait ses lettres de noblesse à cette technique qui restera intimement liée à Rubelles.

Ces pièces d’exception sont à découvrir au Musée municipal de Melun.

Classé "Site d'Exception" depuis 1985 par la Direction Régionale et Interdépartementale de l’Environnement et de l’Energie d’Ile-de-France, le ru d'Ancœur offre aux habitants de la Communauté d'Agglomération Melun Val de Seine et de la Communauté de Communes Brie des Rivières et Châteaux des paysages enchanteurs.

Issue de la fusion des rûs qui drainent le bassin de Nangis à l’Est, la rivière de l’Ancœur porte le nom d’Ancœuil jusqu’à Maincy et le domaine de Vaux-le-Vicomte (dessiné par le Nôtre) dans une vallée étroite aux ambiances variées, pour enfin discrètement s’insinuer vers l’Ouest, au cœur de la ville de Melun, sous le nom de l’Almont.

Un patrimoine diversifié

Exploitant au fil des époques et avec réussite la structure de son paysage, jouant avec le relief, l’eau, les boisements et les versants de la vallée, les châteaux et domaines (Vaux-le-Vicomte, Blandy, Aunoy, Bombon, Monjay), mais aussi les fermes (Chaunoy), les moulins et enfin les silhouettes des villages autour de leurs clochers (collégiale de Champeaux) contribuent à composer un patrimoine diversifié et exceptionnel concentré sur un territoire peu étendu.

Une vallée contrastée

De nombreux ouvrages anciens, liés à l’eau (déversoir du canal du jardin de Vaux-le-Vicomte, passages de gués, ponts, passerelles submersibles, pont de Maincy peint par Paul Cézanne...) ou à l’exploitation de carrières de pierres (Espace naturel sensible de Maincy...) complètent de façon discrète la variété des richesses enchâssées dans l’écrin que constitue la vallée.

Chaque vue sur le cours de la rivière assure une ligne conductrice vers un paysage dont les limites visuelles se dessinent sur les horizons de lisières boisées plus ou moins proches, au fil de séquences alternativement ouvertes ou fermées.

Un changement d’échelle notable accentue l’effet de contraste entre le paysage des vastes plateaux agricoles aux horizons lointains et le paysage du fond de vallée campagnard et pittoresque. Le cours de la vallée et les plateaux qui la bordent sont pourtant interrompus par un faisceau d’infrastructures qui les croisent en leur centre (TGV, autoroute, lignes haute tension) exprimant dans le paysage la position qu’occupe le territoire à l’échelle de l’aire capitale.

Autour de Melun Val de Seine

L'histoire du château de Blandy-les-Tours trouve son origine dès le 6ème siècle, comme l'indiquent des vestiges de l'époque mérovingienne. Le premier bâtiment construit sur le site, un manoir à enceinte irrégulière, date du début du 13ème siècle. Durant les deux siècles qui suivirent, la résidence seigneuriale s'est peu à peu fortifiée pour devenir un modèle de château fort, avec son donjon de 39 mètres de haut, protégé par deux ponts-levis, ses tours d'enceinte, sa tour-porte...

A partir du 15ème siècle, le château de Blandy-les-Tours perd ses fonctions militaires pour devenir résidentiel, avant d'être transformé en ferme au début du 18ème siècle. De nombreuses installations militaires sont démantelées et, peu à peu, le château fort disparaît pour laisser la place à une enceinte vide de tout bâtiment. Racheté en 1888 par Pierre-Charles Tuot, maire de Blandy-les-Tours, il devient monument historique l'année suivante. Il faudra attendre encore près d'un siècle pour voir s'engager les premiers travaux de restauration du lieu. En 1992, le Conseil Général de Seine-et-Marne qui s'en est rendu acquéreur, a lancé un important programme d'aménagement et de restauration pour redonner au château de Blandy-les-Tours son lustre d'antan.

L'histoire du palais de Fontainebleau se confond avec celle des rois de France, avec plus 700 ans de présence des souverains, depuis l'intronisation de Louis XII en 1137 jusqu'à la chute du Second Empire en 1870. François 1er, Henri IV, Louis XIV, Napoléon Bonaparte... Les plus grands noms de l'histoire de France ont résidé dans ses murs et ont contribué à faire sa renommée.

Forteresse médiévale entourée de 17 000 hectares de forêts au 12ème siècle, le château connut d'importantes évolutions architecturales à la Renaissance, sous l'impulsion de François 1er, qui contribua également à faire de Fontainebleau un haut lieu de l'art européen. Henri IV et Louis XIV, entres autres, poursuivirent l'aménagement intérieur et extérieur du château, qui fut régulièrement restauré par ses prestigieux résidents successifs.

Toutes les informations pratiques sur le site du Château de Fontainebleau

Barbizon, petit village de cultivateurs jusqu'au 19ème siècle, situé aux portes de la forêt de Fontainebleau, a acquis sa renommée grâce aux expérimentations artistiques d'un groupe de peintres qui fondèrent l'Ecole de Barbizon.

En réaction au conservatisme pictural de l'époque, Georges Michel, Théodore Rousseau, Jean-François Millet et Corot, chefs de file du mouvement, décidèrent, à partir de 1830, de s'éloigner des courants traditionnels pour peindre la nature au travers des magnifiques paysages de Barbizon.Pères de l’impressionnisme, la centaine d'artistes paysagistes et coloristes passée par Barbizon a pesé sur l'histoire de ce petit village qui reste aujourd'hui entièrement tourné vers la peinture. Outre les nombreuses galeries installées dans la commune, preuve du dynamisme artistique ambiant, plusieurs promenades proposent de marcher dans les pas des artistes qui s'inspirèrent du lieu pour révolutionner la peinture.