Une ambition olympique française avec Science 2024

Seize médailles olympiques dont cinq en or : et si, pour les Jeux de Paris en 2024, le Cercle d’Escrime Melun Val de Seine (CEMVS) allait encore « plus vite, plus haut, plus fort » ? C’est en tout cas la volonté de la Communauté d’Agglomération, qui souhaite s’appuyer sur l’axe fort de sa politique sportive communautaire – l’escrime – pour déposer sa candidature au Projet Sciences 2024.

Sciences 2024 est un programme de recherche scientifique né il y a quelques mois d’une initiative de l’Ecole Polytechnique, rejointe par une dizaine d’autres grandes écoles françaises et soutenu par le Ministère des Sports et le Centre National de la Recherche Scientifique (CNRS).

L’idée, c’est de mettre les mathématiques, la physique ou encore la biomécanique au service de la performance sportive pour doubler le nombre de médailles olympiques des athlètes français en 2024. Pour gagner le centième ou le centimètre qui fait la différence au très haut niveau.

Concrètement, une équipe de chercheurs engage une phase d’observation pour définir un protocole d’étude avec les athlètes et leurs entraîneurs et développer des axes de progrès d’ordre physiologique (posture, appuis, gestuelle, vision...) ou matériel.

Le CEMVS est donc le sujet d’exploration idéal. Avec l’objectif d’associer l’image de l’Agglomération à un territoire d’excellence sportive, permettant de créer des passerelles avec le tissu économique local ou encore le monde universitaire pour accélérer son développement.

La sélection des projets

Les 500 projets de recherche retenus seront fléchés vers des athlètes disposant du potentiel pour concourir au rayonnement de la France en 2024. Le positionnement de Sciences 2024 est sans ambigüité : les scientifiques n’ont pas vocation à imposer des concepts « hors-sol » aux athlètes et encore moins à supplanter le rôle de l’entraîneur. Il s’agit au contraire d’observer l’environnement et les attentes des athlètes pour proposer des améliorations qui n’auraient jusque-là pas été explorées. Cette approche est essentielle pour que les athlètes s’approprient ces apports complémentaires.

Parmi les 500 projets, une grande majorité relèvera de projets étudiants encadrés par un chercheur et donc financés par la grande école concernée. Les projets les plus complexes et faisant appel à des technologies plus sophistiquées seront confiés à des chercheurs doctorants.

Le coût prévisionnel est estimé à 40 M€. La moitié du budget sera autofinancée par les grandes écoles, dans le cadre du cursus des étudiants. L’autre moitié restant à financer (20 M€) concerne les projets qui nécessitent d’engager des programmes qui mobilisent des chercheurs confirmés.

Faire de Melun Val de Seine un territoire d’excellence sportive

Au-delà des enjeux sportifs et scientifiques, Sciences 2024 représente un enjeu de notoriété pour l’agglomération.

Ce programme permettrait d’en faire un territoire acteur de l’ambition olympique française grâce à la formation et à l’accompagnement des talents formés sur le territoire.